Le Lux Aeterna de Morten Lauridsen, d’ascendance danoise, a été composé en 1997 pour la Los Angeles Master Chorale. Les cinq mouvements du cycle, construits à partir de textes latins sacrés, sont traversés par le thème universel de la lumière. Écrite au moment où le compositeur accompagnait la fin de vie de sa mère, cette méditation musicale résonne comme un hommage à la consolation et à la paix éternelle, à la fois spirituelle, artistique et intime.
La Sunrise Mass du Norvégien Ola Gjeilo se déploie comme une ascension spirituelle. Le compositeur explique avoir souhaité que le parcours musical évolue « de la transparence et de l’espace vers quelque chose de terreux et de chaud ; de nébuleux et vierge, à travers des paysages plus émotionnels, jusqu’à finalement une solide assise – comme une métaphore du développement humain de l’enfant à l’adulte, ou comme un voyage spirituel ». Cette œuvre, inspirée aussi par l’univers du cinéma, enveloppe l’auditeur dans de vastes harmonies lumineuses et aériennes.
Ces deux partitions, créées à une dizaine d’années d’écart, se complètent par leurs sonorités et leur intention commune : suspendre le temps et ouvrir un espace de sérénité. L’origine nordique des compositeurs, même si tous deux vivent aujourd’hui aux États-Unis apporte des couleurs caractéristiques à deux œuvres lumineuses.
