La composition du Stabat Mater est liée à la vie de Dvořák et aux deuils successifs de trois de ses enfants, mis en perspective avec la souffrance de Marie qui voit son fils mourir sur la croix. La version présentée par Ars Vocalis, considérée pendant longtemps comme une esquisse et rarement présentée en concert, est en fait une version achevée pour solistes, chœur et piano, terminée le 7 mai 1876. Elle comporte sept mouvements alors que la version avec orchestre complétée en 1877 en compte dix. Dans la version originale, l’air d’alto propose un accompagnement plus souple et doux. Le finale, tout en utilisant le même matériel thématique, est présenté avec des différences remarquables de contrepoint et de développement, en accord avec deux univers sonores opposés : pianistique, plus intime, et orchestral, plus riche et généreux. Comme les deux faces de la lune !
Paul Mealor, né au Pays de Galles en 1975, est l’un des compositeurs vivants les plus interprétés. O Sweetest Jesus est le troisième mouvement du Crucifixus (2012) que le compositeur décritainsi : « O Sweetest Jesus est un hymne de méditation et de dévotion. Pour moi, il s’agit de la partie la plus profondément personnelle de ma mise en scène du Crucifixus et celle qui nous permet de nous associer à la souffrance du Christ. Au milieu de l’angoisse de l’accompagnement… un violon solo offre une prière d’espoir et de lumière. »
(Traduit de Programme notes from the composer – https://exultate.org/product/crucifixus-and- other-works)